| La minorité turque de Thrace occidentale (Grèce) |
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26 juillet 2007
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OSCE/GREEK HELSINKI MONITOR
Sur la Toile
Rapport des étudiants turcs de Thrace occidentale et de la Fédération des Turcs de Thrace occidentale en Europe. Ces organisations représentent 2000 étudiants et 120 000 personnes.
Cette minorité est toujours victime de discriminations dans plusieurs domaines, sauf dans l’éducation, car un accord a été conclu en 2000 entre les gouvernements de Turquie et de Grèce pour que des manuels scolaires en langue turque soient distribués aux élèves des écoles primaires.
Liberté de religion
En dépôt de deux verdicts de la Cour européenne des droits de l’homme contre la Grèce, celle-ci continue à nommer les chefs religieux, alors que les muftis devraient être élus par la communauté religieuse.
Citoyens expulsés
Selon l’article 19 du Code de la citoyenneté grecque, « une personne d’origine non-grecque qui quitte la Grèce sans intention d’y retourner peut perdre sa citoyenneté grecque ». L’application de cet article a fait perdre leur citoyenneté grecque à environ 60 000 personnes dont la majorité était d’origine turque. L’abolition de cet article en 1998 n’a rien changé à la situation de ces personnes ; de plus elle se retrouvent apatrides et rien n’est fait pour que les personnes expulsées et leurs enfants nés à l’étranger puissent revenir en Grèce.
Droits politiques
La minorité turque vivant en Grèce représente environ 1% de la population soit 120 à 150 000 personnes. L’introduction du seuil de 3 % de la population a fait perdre à cette minorité le droit d’élire ses représentants.
Emplois dans la fonction publique
En théorie, ces emplois sont accessibles à tous. Mais en prenant prétexte de la piètre qualification et de la mauvaise pratique de la langue grecque, les citoyens turcs sont de facto écartés de ces emplois. Toutefois, le gouvernement a nommé un certain nombre d’enseignants pour les écoles de la minorité turque. Cela ne va pas sans friction car selon le traité de Lausanne les minorités ont le droit de gérer ces écoles, ce que les autorités grecques refusent en gardant droit de regard sur ces écoles.
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