| Vladimir Poutine : Moscou prêt à intervenir en tant que médiateur dans le règlement des conflits dans le Caucase du Sud |
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12 janvier 2005
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MOSCOU, 11 janvier - RIA-Novosti. Dans le règlement du problème du Haut-Karabakh et des rapports entre l’Arménie et la Turquie, la Russie interviendra uniquement comme un médiateur, a déclaré le président russe Vladimir Poutine rencontrant les représentants des milieux d’affaires turcs à Moscou.
Interrogé par des médias turcs, le président russe a annoncé que le problème du Haut-Karabakh n’avait été examiné au cours de cette rencontre. "Dans les grandes lignes, nous avons évoqué les rapports entre les pays de la région, entre la Russie et l’Arménie, entre l’Arménie et la Turquie", a dit le président russe.
Les deux parties, a poursuivi Vladimir Poutine, se sont exprimées en faveur de l’établissement des rapports d’amitié entre les pays voisins.
"De son côté, la Russie fera tout pour régler les conflits dans l’espace post-soviétique, y compris le vieux conflit autour du Haut-Karabakh. Mais nous le ferons comme médiateur et comme garant des ententes qui interviendront entre les parties en présence", a noté le chef de l’Etat russe.
Le cessez-le-feu qui dure voici plus de dix ans entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et la médiation internationale dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont pas rapproché d’un iota la solution définitive du problème. Bakou insiste sur la primauté de l’intégrité territoriale, sur le retour de la république du Haut-Karabakh non reconnue sous la juridiction azerbaïdjanaise et sur le retrait des "troupes arméniennes d’occupation".
Le premier ministre turc c’est pour sa part prononcé en faveur du règlement des problèmes qui existent dans les rapports avec l’Arménie.
La Turquie, a-t-il précisé, a déjà ouvert l’aéroport d’Istanbul pour les vols arméniens. La frontière terrestre n’est pas encore ouverte et son ouverture dépendra de la poursuite des négociations, a souligné Recep Tayyip Erdogan.
La Turquie, a-t-il encore souligné, est intéressée à promouvoir ses rapports avec l’Arménie. "Nous voulons qu’il n’y ait pas de voisins offensés", a dit le premier ministre turc.
Les autorités arméniennes exigent d’Ankara des excuses officielles pour ce qu’elles appellent le "génocide" du peuple arménien en Turquie en 1915.
* RUSSIE * PRESIDENT * TURQUIE * ARMENIE *
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