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26 janvier 2005
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BAGDAD, (Info Turc) - Les Turcomans, minorité turcophone principalement implantée dans le nord de l’Irak, constituent le troisième groupe ethnique du pays, après les Arabes et les Kurdes. Ils représentent aujourd’hui 13% des 25 millions d’habitants du pays.
Souvent oubliés par la communauté internationale, ils vivent principalement dans les régions d’Erbil, sous contrôle kurde, de Mossoul, Kirkouk et Tal Afar, contrôlées par Bagdad.
Les Turcomans ou Turkmènes, originaires d’Asie Centrale, ont précédé la conquête de l’Irak par les Turcs. Ils s’installent en Mésopotamie au XIe siècle. Au XIVe et XVe siècles deux confédérations de tribus turcomanes, Mouton-Noir et Mouton-Blanc, profitant des rivalités des Timourides, dominent l’Arménie, la Perse et une partie de l’Irak.
A la chute de l’Empire Ottoman en 1918, les Britanniques qui occupent alors l’Irak se livrent à une politique d’assimilation forcée des Turcomans aux sociétés arabe et kurde. Avec l’indépendance de l’Irak en 1932, leur sort ne s’améliore pas : ils sont massacrés plusieurs fois, notamment entre 1924 et 1959.
A partir des années 1970, les Turcomans comme les Kurdes sont dispersés et éloignés de la ville pétrolière de Kirkouk au profit des Arabes.
Les Turkmènes d’Irak ont entretenu par le passé des relations difficiles avec les Kurdes. Les rivalités ethniques sont apparues au grand jour depuis la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003 et la revendication par les Kurdes de Kirkouk. Les deux communautés affirment chacune y avoir été majoritaire dans les années 50, avant l’"arabisation" forcée, conduite par le régime de Saddam Hussein. Elles observent actuellement une trêve fragile, régulièrement émaillée de heurts parfois sanglants.
Dans cette querelle, la Turquie a pris fait et cause pour les Turcomans, dont elle partage la langue. Ankara s’est engagé à protéger leurs intérêts, craignant qu’une trop grande autonomie kurde en Irak ne favorise l’éclatement du pays, source d’instabilité régionale et craint également la dégradation de la situation des Turkomans deja menacés par les factions Kurdes régionales.
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