| Deniz Baykal réélu à la tête du principal parti d’opposition |
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30 janvier 2005
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ANKARA (AFP) - Deniz Baykal a été réélu tôt dimanche à la tête du principal parti d’opposition social-démocrate au parlement turc lors d’un congrès particulièrement houleux, mais sa victoire pourrait provoquer l’éclatement de cette plus ancienne formation du pays en perte de popularité.
M. Baykal, 66 ans, un ancien de la vie politique turque, a remporté 674 voix alors que son seul rival Mustafa Sarigul, 48 ans, a recueilli 460 voix d’un collège de 1.219 délégués du parti Républicain du peuple (CHP) qui a voté dans les premières heures de dimanche.
Le chef du CHP représente la vieille garde de ce parti créé en 1923 par le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk, tandis que son seul rival Mustafa Sarigul, maire du district résidentiel de Sisli, à Istanbul, représente la vague des réformateurs au sein du CHP.
Le parti avait remporté 19% des suffrages aux dernières élections législatives de novembre 2002, remporté haut la main (34%) par le parti de la Justice et du Développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qui s’est assuré une majorité absolue à l’Assemblée nationale.
La défaite aux municipales de 2004 avait été encore plus cuisante (AKP : 41,5 % et CHP : 18%), entraînant une grogne au sein du parti contre M. Baykal qui ne tolère aucune opposition.
Accusé par M. Baykal lui-même d’avoir reçu des pots-de-vin, M. Sarigul, qui a irrité la direction de son parti en sillonnant le pays pour tenir des meetings, a été renvoyé devant une commission disciplinaire qui l’a blanchi.
Un congrès du CHP a ensuite été convoqué.
Lors du congrès extraordinaire du CHP qui s’est tenu dans un palais de sports d’Ankara archi-comble, des altercations violentes se sont produites entre les militants à coups de poing, provoquant une intervention des forces de l’ordre. Plusieurs personnes ont été blessées lors des incidents.
Selon les observateurs, la victoire de M. Baykal devrait encore faire perdre des voix au parti en proie à une division entre pro-Baykal et pro-Sarigul.
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