| Une commission chargée de mettre en œuvre une résolution sur l’occupation arménienne du Karabagh |
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3 février 2005
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CONSEIL DE L’EUROPE (Info Turc), L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) doit mettre sur pied une commission chargée de superviser la mise en œuvre de sa résolution sur le Haut Karabagh, votée le 25 janvier dernier. Cette résolution appelle l’Arménie à retirer ses forces d’occupation des terres azéries qu’elles ont envahi et à montrer plus de bonne volonté dans le dialogue avec les autorités d’Azerbaïdjan, dialogue que l’Etat Arménien a plusieurs fois rendu impossible en campant sur ses positions de force militaire et en arborant une attitude bélliqueuse.
La résolution de l’APCE avait suscité de vives critiques des délégués arméniens et d’un délégué français, François Rochebloine qui s’est rangé sur la version arménienne sans n’émettre aucune réserve. Reprenant les faits et désignant le Haut Karabagh comme une zone ethniquement homogène suite à la mise en œuvre du « terrible concept de nettoyage ethnique » que l’Etat Arménien a toujours nié malgré les rapports accablats d’observateurs étrangers. La commission de l’APCE, qui sera créée en mars 2005, sera composée des chefs des délégations des pays membres du groupe de Minsk de l’OSCE, et ses compétences seront définies en concertation avec le secrétaire général du Conseil de l’Europe Terry Davis et avec les présidents arménien et azéri.
En attendant, une commission d’enquête de l’OSCE composée de dix membres visite les régions de Jebraïl et Fizouli, dans les zones occupées par l’armée arménienne de la région du Karabagh. Dans les territoires occupés, les autorités Arménienne ont mis en œuvre un plan de colonisation en déplaçant des familles venues d’Arménie qu’elles installent sur le sol azerbaïdjanais. Dans le cadre de cette mission de dix jours, la délégation, conduite par la diplomate allemande Emily Habber et accompagnée des coprésidents français, russe et américain du groupe de Minsk, avait visité lundi la région de Kelbadjar, avant de se rendre à Stépanakert où elle avait été reçue par le président Arkady Ghoukassian. Ce dernier a une nouvelle fois démenti l’implantation de familles arméniennes dans les territoires envahies du Haut Karabagh, non sans prétendre que les Arméniens qui s’étaient installés dans la région depuis le cessez-le-feu de 1994 étaient essentiellement des réfugiés chassés d’Azerbaïdjan.
Par ailleurs, le vice-président de la commission des droits de l’homme du Parlement azerbaïdjanais, Rabiyet Aslanov, a fait savoir que les délégués azéris allaient soulever la question du Haut Karabagh lors de la session de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, prévue les 24 et 25 février prochains à Vienne, afin qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de la session annuelle qui doit se tenir à Washington en juin. Les autorités de Bakou entendent mettre l’accent sur les questions liées aux réfugiés et aux personnes déplacées, et relancer les travaux du groupe de Minsk de l’OSCE, dont le président Aliev avait déploré dernièrement les avancées négligeables, en douze années d’activités. M. Aslanov a précisé que la victoire de la justice par la condamnation de l’Arménie au Conseil de l’Europe, avec la dernière résolution, changeait la donne, et influerait nécessairement sur le processus de l’OSCE, la plupart des délégués azéris de l’APCE étant aussi délégués à l’OSCE.
L’invasion de l’Azerbaïdjan par les forces arméniennes a forcé plus d’un million d’azéris à quitter leurs terres (chassés par la force) et a fait plus de 30,000 victimes, majoritairement des civils, dans le cadre de la politique de nettoyage éthnique appliquée par les autorités arméniennes.
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